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Le cadre socio-économique du Cameroun
16 2007
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Vers une économie saine et performante
L’économie camerounaise repose essentiellement
sur le secteur primaire qui contribue à 42 % de la
formation du PIB. Les principales sources de revenus sont
l’agriculture, l’élevage et la pêche,
la forêt, les mines et l’industrie.
La dévaluation du Franc CFA, janvier 1994, en relançant
la compétitivité des filières agricoles,
a permis au Cameroun de renouer avec la croissance.
Ainsi, sur les 5 dernières années le Produit
Intérieur Brut réel a cru d'environ 4,5 %
(4,2 en 2004) et l'inflation maîtrisée à
environ 1% par an. Les recettes budgétaires pour
les cinq premiers mois de l’exercice 2005 s’élèvent
à 629 milliards de FCFA contre 519 milliards en 2004.
Par ailleurs, l'encadrement des dépenses publiques,
accompagné d'une mobilisation accrue des recettes
pétrolières et surtout non pétrolières
(recettes fiscales notamment), s'est traduit par l'amélioration
du solde budgétaire.
La bataille contre la corruption et la pauvreté est
une des priorités du gouvernement. Plusieurs actions
sont menées pour l’éradication de ce
véritable serpent de mer qui handicape l’économie
nationale.
En 1998, il est créé un Comité ad hoc
de lutte contre la corruption. En septembre 2000, pour plus
d’efficacité, l’Observatoire national
de lutte contre la corruption est mis sur pied. Ces structures
quadrillent progressivement le territoire national et ont
déjà mis sur les verrous quelques délinquants.
Plusieurs cellules de lutte contre la corruption sont installées
dans les administrations et dans les services.
Les atouts
Outre les atouts que constituent notamment sa position
géographique et l'existence d'une classe d'entrepreneurs
dynamiques, l'économie du Cameroun dispose de nombreuses
ressources agricoles (bananes, cacao, café, coton,
produits vivriers....), forestières, minières
et industrielles.
L’agriculture, socle de l’économie
camerounaise
Secteur clé de l’économie camerounaise,
l’agriculture emploie près de 70% de la population
active et contribue à 42% à la formation du
PIB national. L’agriculture camerounaise est riche
et diversifiée. On distingue l’agriculture
traditionnelle et l’agriculture de rente. Les principales
cultures de rente sont le cacao, le café, le coton,
la banane, l’hévéa la pomme de terre,
et le poivre. D’autres cultures comme les arachides,
la patate, la banane plantain … sont produites essentiellement
pour la consommation des ménages. Des recherches
agronomiques sont relancées et s’intensifient
en vue d’améliorer la productivité locale.
La forêt
Le Cameroun possède la deuxième plus grande
forêt d’Afrique après la république
démocratique du Congo avec ses 20 millions d’hectares
de forêt. Des mesures ont été prises
afin de réglementer la filière bois pour en
limiter l’exploitation anarchique et encourager la
transformation locale.
Secteur minier
Il a longtemps constitué le secteur moteur de l'économie
avant la crise du milieu des années 80. Le Cameroun
dispose encore de 100 millions de tonnes de réserves
de pétrole et 115 milliards de m3 de gaz naturel.
Les recherches se poursuivent dans le domaine des hydrocarbures.
D’autres gisements miniers sont à explorer
tels que la bauxite 1,2 milliards de tonnes ; 300 millions
de tonnes de fer ; 3 millions de tonnes de rutile ; de l’étain,
du calcaire et de l’uranium.
Secteur tertiaire
On assiste par ailleurs avec la reprise de l'investissement,
aussi bien privé que public, et la montée
du pouvoir d'achat des ménages à un renforcement
du secteur tertiaire dans l'économie : l'artisanat,
le commerce, le transport et le secteur des télécommunications.
Celui-ci intègre en particulier le secteur informel,
qui emploie une grande partie de la population active notamment
en zone urbaine.
L’industrie, levier de la croissance
Le secteur industriel se positionne au fil des années
comme le véritable levier de la croissance. L’agro-industrie
est en plein essor et présente encore de nombreux
chantiers inexplorés. D’autres industries de
transformation comme la production d’aluminium, de
cotonnades, et le raffinage de pétrole sont en expansion.
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